Mini Ferme
Mini ferme  /  SOA
Petite ferme de proximité combinant cultures traditionnelles, cultures hors sol et point de vente


Mini ferme

La Mini Ferme est une exploitation agricole de faible production qui intègre un commerce de proximité. Sa petite échelle favorise sa mise en réseau avec d'autres Mini Fermes permettant la diversité des cultures et nourrissant l'idée d'une production agricole diversifiée. C'est un bâtiment léger de structure modulaire d'une emprise au sol de 125m2 se développant sur trois à quatre niveaux. La faible profondeur du bâtiment optimise son ensoleillement. Elle combine deux types de cultures complémentaires : des cultures traditionnelles de type potager en extérieur et des cultures hors-sol en serre.

 

 

 

 

Alignement de Mini Fermes dans un îlot ouvert
formant une rue commerçante.

 

rendement
Tomates
Culture en terre
Rendement 6 T/an
5655 fermes

Indice base
Emprise au sol : 100 m2
Surface annexe : 200 m2
Choix des essences : monoculture
Surface developpée : 1000 m2
Hauteur : 16 m
 

 

 

 

 

La Mini Ferme se compose de serres horticoles classiques, superposées sur plusieurs niveaux. Son plan à la forme compacte évite la profondeur pour permettre des apports solaires efficaces. Les étages cultivés étant superposés, le bâtiment doit s'exposer à la lumière par ses quatre façades et l'obligent à conserver un dégagement par rapport aux autres constructions. Avec une hauteur de trois à quatre niveaux, le gabarit du bâtiment propose de rétablir une échelle humaine, intermédiaire entre la maison individuelle et l'immeuble collectif.

Très économique, la structure de la Mini Ferme est entièrement modulaire. Elle s'inspire de la technique des serres horticoles et des échafaudages pour offrir différents modes constructifs en kit. De la technique des serres horticoles, elle emprunte la finesse et la légèreté des profilés métalliques pour l'optimisation de l'ensoleillement, la modularité de la construction pour ajouter un niveau et la rapidité de mise en œuvre. Les passerelles ajourées remplacent les planchers et s'inspirent des échafaudages métalliques. À la manière des échafaudages en bambou d'Asie, la Mini Ferme peut aussi être construite en bois par assemblage de petites sections. Enfin, on pourra sans doute imaginer une structure en béton de type BFC.

Dans tous les cas, le principe constructif est un assemblage d'une structure primaire supportant l'enveloppe contreventée par des passerelles. Comme dans les serres horticoles, l'enveloppe pourra être traitée en polycarbonate ou en verre. Ici, la petite échelle du bâtiment permet d'envisager une enveloppe en bâche plastique, plus économique.

La morphologie de la Mini Ferme et son besoin d'espace, exigent son implantation dans un tissu urbain dégagé : friches urbaines, dents creuses, îlots ouverts... De plus, son fonctionnement en réseau et sa vocation commerciale la prédestinent à s'implanter le long d'axes de circulation : rues, quais, canaux, voies de tramway... Le gabarit des constructions combiné à leur fonctionnement en réseau permet de créer un alignement, de fabriquer des rues animées afin d'opérer des coutures urbaines variées entre les bâtiments massifs et éloignés.

 

Façade arrière du dispositif : les exploitations
maraichères traditionnelles couplées à la Ferme

 

Peu élevée, la Mini Ferme culmine à la hauteur des grands arbres. Le bâtiment, très léger, disparaît au profit de la végétation. Dans le cas de cultures utilisant des lampes de croissance, les Mini Fermes, en plus d'introduire une animation urbaine, apportent un éclairage nocturne créant des points de repère et mettant en valeur l'architecture de la ville.

La Mini Ferme permet d'imaginer le renouveau d'un secteur d'activité agricole urbain ouvert à tous. La taille de l'exploitation est à l'échelle d'une petite entreprise. La mise en réseau des Mini Fermes favorise à la fois l'entraide et la concurrence qui garantissent au consommateur une diversité des productions et donc un choix attractif. On pourrait envisager cette ferme à l'achat, en location ou exploitable par une licence de concession. Elle pourrait être mise à disposition par l'État, le ministère de l'Agriculture ou par une entreprise privée qui louerait et encadrerait l'exploitation.

L'exploitation de la Mini Ferme exige une connaissance des modes de production maraîchers. Intégrant un commerce, son exploitant est confronté à la gestion de la production et de la vente. Cette double compétence reste néanmoins accessible par une formation courte à la fois pratique et théorique. D'un point de vue pédagogique, la proximité des cultures avec l'espace public met en scène l'agriculteur à l'ouvrage.

 

 

Plan d'étage type 1/100e
Le plan de la Mini Ferme est rectangulaire afin de ne pas s'étaler en profondeur et permettre
des apports solaires efficaces. L'aménagement est modulaire et totalement relié à la 
construction. La Mini Ferme est conçue pour s'implanter par ensemble de plusieurs unités.
Celles implantées le long des voies pourront constituer des rues commerçantes, celles
implantées en cœur d'îlot établieront un rapport de petite échelle entre les ensembles de
logements, ainsi qu'une mixité programmatique.

 

 

Environnement intérieur : réduction des planchers
et modularité de la structure.


 

Nouveau paysage urbain nocturne : alignement
et mise en réseau animent le quartier.

 

 

Mini ferme / Les limites

ARCHITECTURE URBAiN ORGANISATION SOCIALE
Morphologie
Compacité
Echelle humaine
Implantation
En réseau
Rues commerçantes
Activité / Emploi
Diversité des cultures
PME
Construction
Economie
Modularité
Paysage
Discrétion
Folies urbaines
Savoir faire / Pédagogie
Proximité espace public
Agriculture / vente

 

La Mini Ferme présente de nombreuses qualités et ouvre une perspective urbaine et sociale très riche. Pourtant, la compatibilité entre les problématiques qu’elle est susceptible de régler et le simple enjeu agricole est à questionner. Elle reprend le système du jardin ouvrier en le poussant vers une pratique plus productive. Malgré tout, ses limites potentielles sont liées à sa capacité de réplication et à l'étendue de sa production. En tant qu’outil requalifiant des zones urbaines délaissées, elle pourra donner lieu à un zoning qui associerait agriculture et cité de banlieue.

D’un point de vue architectural, bien que contrainte à une transparence maximum, ce programme pourra puiser dans l’architecture modulaire et l’architecture des folies d'expressions variées. Ainsi, sa place en ville est véritablement liée à cette idée de création d’entreprise, de dynamique sociale. Elle pourrait à elle seule justifier son développement sans limite de réplication, tant qu’il est synonyme de diversité, de concurrence et d’altérité. Une étude commerciale devra déterminer si elle est exploitable comme un véritable commerce ou si elle s’inscrit plus logiquement dans une économie spécifique communautaire de type AMAP (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne).

 

 

 

 

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